
Avant la rencontre : le travail des pisteurs
En Ouganda et au Rwanda, les gorilles proposés à l'observation appartiennent à des groupes habitués progressivement à la présence humaine. Dès le matin, des pisteurs partent les localiser et communiquent leur position aux guides.
Les visiteurs sont répartis en petits groupes, généralement de huit personnes maximum par famille de gorilles. Dans certains parcs, les guides tiennent compte de l'âge et de la condition physique des participants pour les orienter vers des groupes de gorilles supposés plus proches ou plus éloignés. Mais les animaux se déplacent librement : aucune durée de marche n'est garantie.
Un trek parfois plus sportif que prévu
La marche peut durer moins d'une heure comme plusieurs heures, sur des sentiers escarpés, glissants ou parfois inexistants. À Bwindi, en Ouganda, la végétation est particulièrement dense et les pentes peuvent être raides. Au Rwanda, les treks se déroulent sur les flancs des volcans, parfois à plus de 3 000 mètres d'altitude.
Boue, racines, fortes pentes et humidité rendent certains parcours exigeants, même lorsque la distance paraît courte. Des porteurs peuvent être engagés pour transporter les sacs et apporter une aide dans les passages difficiles.
Chaussures de randonnée, vêtements longs, protection contre la pluie et bonne condition physique sont recommandés.
Une heure qui ne ressemble à aucune autre
Une fois les gorilles localisés, les visiteurs disposent généralement d'une heure pour les observer. Les animaux peuvent manger, se reposer, jouer ou se déplacer à travers la végétation.
La distance minimale réglementaire est généralement de 7 mètres, avec des règles parfois plus strictes selon les destinations. Mais les gorilles restent libres de leurs mouvements : un dos argenté peut traverser le sentier à proximité ou un jeune s'approcher spontanément. Dans ce cas, il faut rester calme, ne pas chercher le contact et suivre les consignes du guide.
Les observations ne se déroulent pas toujours dans une clairière dégagée. Il faut parfois se déplacer lentement entre les branches pour apercevoir les différents membres du groupe.
Masque et précautions sanitaires
Les gorilles sont sensibles aux maladies respiratoires humaines. Le port du masque fait partie des mesures sanitaires appliquées dans plusieurs destinations, avec des modalités à vérifier selon le parc.
Les personnes malades ne doivent pas participer au trek. Le respect des distances, l'absence de contact et les consignes des guides sont essentiels pour protéger les animaux.
Ouganda, Rwanda, Gabon ou Congo : quelles différences ?
L'Ouganda, notamment Bwindi et Mgahinga, offre plusieurs secteurs de trekking, avec des marches parfois physiques dans une forêt dense.
Le Rwanda, dans le parc national des Volcans, propose une organisation touristique bien développée, mais certains parcours en altitude restent exigeants.
La République du Congo, notamment dans le parc national d'Odzala-Kokoua, permet de rechercher des gorilles des plaines de l'Ouest. L'expérience se déroule en forêt tropicale, dans un environnement très différent des montagnes d'Afrique de l'Est.
Le Gabon, notamment à Moukalaba-Doudou, développe des possibilités d'observation des gorilles des plaines de l'Ouest, mais l'offre touristique reste plus limitée et les modalités d'accès doivent être confirmées auprès des opérateurs.
Dans tous les cas, la durée de marche, les conditions du terrain et les règles d'observation varient. Le choix d'une destination doit donc tenir compte autant de l'expérience recherchée que des capacités physiques des voyageurs.

